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La vidéo du jour parle d’une population injustement considérée : les gauchers !

https://www.youtube.com/watch?v=zT1avZJB-_M

Si jamais vous vous posiez la question, eh bien non, je ne suis pas gaucher. Mais j’en ai plusieurs autour de moi, et je me sens donc en empathie avec eux, qui doivent sans cesse s’adapter à un monde conçu pour les droitiers, comme en témoigne d’ailleurs cette tasse avec l’anse à droite.

Nouvelle vidéo, qui retrace l’histoire évolutive récente de la lignée humaine. [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=yd_bfJ9kpPA] Pour ceux que le sujet intéresse, j’avais écrit quelques billets reliés : Denisova, qui c’est celle-là ? Out of Africa Aux origines de l’homme : De Lucy à Toumaï

Sort_sol_pdfnetIl s’agit de la plus grosse étude scientifique jamais entreprise sur les oiseaux. Elle est le fruit d’une collaboration entre près de 80 laboratoires de recherche, qui ont réalisé le séquençage du génome de 48 espèces d’oiseaux, parmi les 10 000 que l’on connait actuellement.

Parmi les nombreux résultats de cette étude (une vingtaine de publications au total), l’une des plus importante concerne la reconstitution de l’équivalent de l’arbre généalogique des oiseaux. A partir des génomes et au prix de calculs ayant demandé un total de 300 ans de processeur, il est en effet possible de préciser les relations de parenté entre les différentes espèces, et même de dater dans une certaine mesure les divergences entre les différentes lignées.

Comme je suis sympa, je vous ai redessiné l’arbre à partir de données publiées dans Science [1], vous pouvez cliquer pour le voir en plus grand.

lion_300La sélection sexuelle, c’est l’idée que la nature favorise ceux qui se reproduisent le plus, et le mieux. Il s’agit d’un des mécanismes de la sélection naturelle, qui explique certaines évolutions des espèces, comme le fait que les mâles et les femelles ont des apparences physiques différentes chez de nombreux animaux.

Nous allons voir que la sélection sexuelle pousse aussi parfois à certains excès, et pose quelques paradoxes : si ce sont les plus forts et les plus beaux qui réussissent le mieux, pourquoi les mâles ne sont-ils pas tous des Apollons super-balèzes ?

bidons à laitLe lait, un bienfait pour la santé ? Cela peut paraître une évidence pour certains ! Malheureusement pour d’autres, boire du lait sera plutôt synonyme de troubles digestifs franchement inconfortables. La faute en revient au lactose, ce sucre présent dans le lait, et que certains d’entre nous sont incapables d’assimiler.

Au premier abord, on pourrait penser que cette intolérance au lactose est une sorte de maladie, mais c’est en réalité le contraire ! En effet seulement un tiers des adultes peuvent le digérer, et c’est la tolérance au lactose qui fait plutôt figure d’anomalie. D’ailleurs l’histoire de cette (in)tolérance est liée aux évolutions récentes de notre espèce.

Comme tous les ans, le blog prend ses vacances au mois d’août, mais pour ne pas perdre le rythme je vous propose des rediffusions de billets passés. J’ai choisi parmi mes préférés, et ceux qui pour diverses raisons peu claires ont connu moins de succès que mes billets sur le pastis… Aujourd’hui, on attaque avec une des plus grandes révolutions paléontologiques de l’histoire !

Beaucoup moins impressionnants visuellement que les dinosaures, les fossiles du schiste de Burgess constituent pourtant l’une des découvertes paléontologiques les plus importantes de tous les temps. Ils sont si bizarres qu’il a fallu aux spécialistes un demi-siècle pour les interpréter correctement. Mais ils nous montrent qu’il y a 500 millions d’années, existait une faune animale extrêmement étrange, et bien plus diversifiée que celle qui peuple la Terre aujourd’hui.

Manifestement, la sélection naturelle à elle seule ne suffit pas à expliquer pourquoi la plupart de ces lignées d’espèces bizarres se sont éteintes. Et il semble que tout cela soit simplement le fruit du hasard qui fut à l’oeuvre lors des périodes d’extinctions massives.

Depuis 2 ans, le monde de la paléo-anthropologie est en ébullition : une nouvelle espèce humaine pourrait avoir été découverte, et bousculer nos certitudes sur nos propres origines.

Traditionnellement, on présente les dernières étapes de l’évolution de la lignée humaine comme une finale entre deux espèces : l’homme de Néanderthal et l’Homo Sapiens. Et c’est ce dernier qui aurait gagné : nous serions donc tous des Homo Sapiens (qu’on appelle aussi l’homme de Cro-Magnon, ou encore « l’homme moderne »).

Mais grâce à la découverte et à l’analyse d’un minuscule morceau de phalange (représenté ci-contre), un troisième larron vient de faire son entrée dans le jeu, ou plutôt une larronne : Denisova.

Par bien des aspects, les langues sont comme les espèces animales : certaines se ressemblent, d’autres pas, et ces similarités permettent de les grouper en familles. Parmi celles-ci, il en existe une particulièrement intéressante : la famille des langues dites indo-européennes.

La question de l’origine de ces langues indo-européennes agite depuis longtemps la communauté des linguistes. Elle a même été qualifiée de « problème le plus récalcitrant et pourtant le plus étudié de la linguistique historique » [1].

Un récent article de Science apporte des éléments nouveaux à cette question, mais fait également gonfler la polémique !

Le pouillot verdâtre (Phylloscopus trochiloides) est un petit oiseau d’une dizaine de centimètres, que l’on trouve dans les forêts d’Asie centrale et de Sibérie. Dans ces régions, on distingue plusieurs sous-espèces de pouillot verdâtre, qui diffèrent par leur plumage et leur chant, mais surtout par leur implantation géographique. Et la comparaison de ces sous-espèces est pleine de surprises pour les biologistes de l’évolution.

Quand on compare deux sous-espèces voisines géographiquement, on retrouve un certain nombre de caractères communs : les allures des plumages et la structure des chants sont proches par exemple.

Les vertèbres cervicales, ce sont les os situés dans la partie supérieure de notre colonne vertébrale, et qui forment la structure du cou. Nous en possédons exactement sept. D’ailleurs tous les mammifères en possèdent sept !

Tous ? Oui, oui ! Tous ! De la petite souris à l’immense girafe, du dromadaire à la baleine, du chat à l’homme, il existe plus de 5000 espèces de mammifères, et toutes possèdent 7 vertèbres cervicales…toutes sauf le paresseux !

Eh oui, à cette règle des 7, le paresseux  fait figure d’exception, car il en possède entre 8 et 10 ! Le grand naturaliste Buffon déclarait d’ailleurs au XVIIIème siècle à propos de cet animal qu’il était

« une espèce d’excès ou d’erreur de la nature car de tous les animaux même des plus grands et de ceux dont le corps est le plus long relativement à leur grosseur, aucun n’a tant de chevrons à sa charpente »