Ma nouvelle vidéo vous parle de la plus grosse erreur de prédiction de toute l’histoire de la physique : le calcul de l’énergie du vide. http://www.youtube.com/watch?v=EmfvKXO5DZk Ceux qui connaissent l’histoire remarqueront que j’évite soigneusement d’employer le terme d’énergie noire ou d’énergie sombre, que je n’aime pas du tout. Ce terme est parfois utilisé pour désigner la constante cosmologique, de manière un peu analogue à la matière noire, mais à mon sens les deux sont suffisamment…
Ma vidéo du week-end traite des codes secrets et de la cryptographie RSA. Si j’en crois les chiffres, ça passionne plus les foules que la biologie cellulaire d’il y a deux semaines !
http://www.youtube.com/watch?v=8BM9LPDjOw0
Un sujet connexe que j’ai hésité à aborder dans la vidéo concerne les techniques de décryptage par Markov Chain Monte Carlo (MCMC pour les intimes) que j’ai un peu découvertes en lisant un excellent papier intitulé The Markov Chain Monte Carlo revolution (P. Diaconis, Bulletin of the American Mathematical Society 46.2 (2009): 179-205.). Les MCMC sont des algorithmes assez génériques aujourd’hui utilisés un peu partout de la physique statistique jusqu’aux problèmes de génétique des populations ou de linguistique (par exemple mon billet sur l’origine des langues indo-européennes)
Après une petite interruption, je continue ma série de billets consacrés aux bases théoriques de la cosmologie.
Résumé de l’épisode précédent : Si vous avez lu mon premier billet sur le Big-Bang, vous savez déjà que l’équation d’Einstein appliquée au cas d’un Univers isotrope et homogène se réduit à une équation différentielle assez simple, l’équation de Friedmann.
$latex \left(\frac{da}{dt}\right)^2=\frac{8\pi G\rho_0}{3}\frac{1}{a(t)}&s=3&fg=007700$
Cette équation permet en particulier de décrire le fait que l’Univers est en expansion, ce que l’on constate en observant les galaxies s’éloigner de nous. Grâce aux mesures expérimentales de son taux d’expansion actuel, il est possible de rembobiner l’équation de Friedman pour reconstituer la jeunesse de l’Univers. Et c’est ainsi qu’on en arrive à l’idée du Big Bang, cette période dense et chaude où l’Univers était extraordinairement courbé.
Aujourd’hui nous allons nous intéresser non pas au passé mais à l’avenir de notre Univers, et voir en quoi son destin est irrémédiablement lié à sa forme. Et pour ça, il faut d’abord vous avouer que je vous ai menti sur l’équation de Friedmann. La version que je vous ai donnée est en réalité incomplète, et voici pourquoi.
Ma dernière vidéo sur la chaîne traite des cellules souches induites et de leur découverte par le prix Nobel japonais Shinya Yamanaka. On a dépassé les 5000 abonnés sur la chaîne, un grand merci à tous ! http://www.youtube.com/watch?v=KQ0IVVQRw9E Comme il faut bien que ça arrive de temps en temps, j’ai dit une bêtise dans cette vidéo : j’y parle de l’ADN des globules rouges, alors que chez l’homme ces derniers n’en ont pas ! Bon…
Nouvelle vidéo sur la chaîne, sur un sujet que j’avais déjà traité dans ce billet il y a quelques années : les phénomènes physico-chimiques à l’oeuvre dans le pastis.
http://www.youtube.com/watch?v=YjrrpMN3vIg
Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille de jeter un oeil à la publi sur la vodka que je cite dans la vidéo : « Structurability: a collective measure of the structural differences in vodkas. » [1]. Le papier analyse différentes vodkas par RMN, et essaye de trouver une signature des différences (supposées) de goût. Vu que la composition de base est strictement identique (40% ethanol, 60% eau), les différences (si elles existent) doivent venir d’autre chose.
Cela fait maintenant quelques semaines que mon temps et mon énergie vont plutôt dans la réalisation de vidéos que dans l’écriture de billets de blog. Pour ceux qui préfèrent la forme écrite à Youtube, j’ai décidé de me rattraper en vous proposant en alternance avec les vidéos une petite série de 3 billets consacrés aux éléments de base de la cosmologie théorique, une discipline pas si imbitable qu’on le croit ! Comme d’habitude, l’idée est que ces billets soient lisibles avec des connaissances de lycée.
Le billet de cette semaine commence avec le Big-Bang, et les deux suivants seront consacrés respectivement au destin de l’Univers, et au mystère de l’énergie noire.
L’équation d’Einstein
Toute la cosmologie moderne est fondée sur la théorie de la relativité générale d’Einstein. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire de nombreuses fois ici, la grande idée d’Einstein a été d’expliquer l’attraction gravitationnelle non pas par une « force » comme le faisait Newton, mais en disant que si les objets massifs s’attirent, c’est parce qu’ils courbent l’espace-temps autour d’eux.
Pour pouvoir concrétiser cette idée, Einstein avait besoin d’une équation qui permette de quantifier ce lien, c’est-à-dire qui relie la courbure de l’espace-temps à la masse. Cette équation, il la trouva en 1915 après de nombreuses tentatives infructueuses. Là voici, et on l’appelle tout simplement l’équation d’Einstein
$latex R_{\mu\nu} – \frac{1}{2}Rg_{\mu\nu} = \frac{8\pi G}{c^4} T_{\mu\nu}&s=3&fg=0000aa$
Ma nouvelle vidéo sur la chaîne parle d’un sujet que j’ai déjà traité sur le blog : le paradoxe de Simpson. Les habitués des lieux n’apprendront donc probablement pas grand chose de nouveau, mais une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal !
http://www.youtube.com/watch?v=vs_Zzf_vL2I
Nouvelle vidéo, sur un thème que j’avais déjà traité en billet : le libre-arbitre ! http://www.youtube.com/watch?v=6WQ9sqIHBCA Il y a quelque chose qui me fascine dans ce sujet, c’est qu’assez souvent quand les gens en discutent, ils ont énormément de mal à se mettre à la place de ceux qui ne pensent pas comme eux. J’ai souvent vu des commentaires disant en gros « évidemment que oui » ou « évidemment que non », comme si se poser la question…
Nouvelle vidéo, avec un gros morceau qui m’a demandé pas mal de boulot !
http://www.youtube.com/watch?v=rXhzeKh8yBk
Pour ceux qui ont encore faim, quelques précisions en vrac pour compléter cette vidéo qui forcément n’aborde le sujet que de manière superficielle.
Vous êtes vous déjà demandé pourquoi le tableau de Mendeleev avait la taille qu’il a ? Pourquoi contient-il en gros une centaine d’éléments (on en connait 118), plutôt que 10 ou 1000 ou même 10 000 ? Un simple petit calcul permet de l’appréhender. Pour cela, il suffit de se baser sur le modèle de l’atome dit « de Bohr ».