La vidéo du jour parle de cryptographie quantique !
Comme j’avais déjà traité le sujet ailleurs, j’ai fait l’impasse sur le rappel du fonctionnement de la cryptographie classique. Je vous renvoie à mes vidéos sur les codes secrets (où je parle des clés symétriques et asymétriques notamment), ou sur l’algorithme de Diffie-Hellman (qui est un algorithme de distribution de clé classique).
Je n’ai pas détaillé concrètement comment on réalise l’opération de chiffrement à partir d’une clé, et notamment comment la sécurité dépend de la taille de la clé par rapport à celle du message. Le cas extrême étant celui d’une clé ayant la même taille que le message à envoyer, ce qui empêche tout attaque « statistique ». C’est le principe du masque jetable.
Je n’ai pas non plus détaillé les méthodes de privacy amplification qui permettent en gros d’augmenter la sécurité d’une clé partagée en en fabriquant une nouvelle si on soupçonne qu’une partie de la clé est tombée entre de mauvaises mains.
Concernant l’intrication, j’ai caché un ingrédient essentiel des protocoles, le fait que si deux photons sont dans un état intriqué « singulet » (par exemple horizontal/vertical superposé avec vertical/horizontal), alors cet état est l’état maximalement intriqué quelle que soit la base choisie (il est invariant par rotation). C’est donc aussi l’état intriqué de la base diagonale, ou de n’importe quelle autre base. Donc la source délivre des photons intriqués dans l’état singulet, et cela fonctionne quel que soit le choix de base des protagonistes.