Dans cette vidéo, je vous fait un petit compte-rendu du livre de Julia Galef, The Scout Mindset.

Pour commencer, un petit mot sur la traduction. Le livre n’ayant pas été encore traduit en français, les traductions approximatives sont de moi, et en particulier le choix de traduire scout par éclaireur. Il me semble que ça collait bien à l’idée de la métaphore basée sur les fonctions dans l’armée, mais par exemple Lê a fait un autre choix (explorateur) dans sa propre vidéo.

Quelques précisions concernant le service Flus dont je vante les mérite dans la vidéo. Une fonctionnalité dont je n’ai pas parlé est la fonction « Collections » qui permet notamment de publier des listes de lien. Je ne l’utilise pas encore de façon publique, mais je le ferai peut-être. Pour les vulgarisatrices et vulgarisateurs, ça peut être un moyen sympa de publier nos veilles. Il faut que j’expérimente, mais je crois que ça peut permettre de retrouver ce que j’aimais dans les premières années de Twitter : le fait que c’était avant tout un outil de partage de liens.

Revenons à The Scout Mindset. Concernant le contenu du livre lui-même, j’ai vraiment choisi de me concentrer sur les points qui m’ont marqué, c’est-à-dire le côté concret et « actionnable » des conseils, expériences de pensée, etc. Le livre aborde bien d’autres points, et contient pas mal d’anecdotes. Mais un point marquant du livre est qu’il n’aborde pas les choses sous l’angle technique : on y parle très peu de statistiques, de méta-analyses ou bien de raisonnement bayésien (même si c’est ce qui évidemment sous-tend l’idée de mise à jour, mais Julia Galef ne choisit pas vraiment d’insister dessus.)

De façon générale, vous pouvez retrouver aussi Julia Galef dans les interviews qu’elle a fait pour son podcast Rationally Speaking.

15 Comments

  1. Eddy Belaus Reply

    Bonjour David
    Votre vidéo m’a énormément interpelé voir chamboulé. Je vais devoir la regarder plusieurs fois car j’aime comprendre les choses. Je me permets de vous demander un conseil. J’ai posté un commentaire sur un sujet sur la loi de la transition écologique de Barbara Pompili dans Linkedin, pour réagir, car j’ai trouvé certains commentaires désagréables, d’autant plus que l’écologie et le civisme sont pour moi des sujets importants. Je participe à ces débats parce-que cela m’intéresse vraiment, mais aussi par intérêt, en quelque sorte, car je souhaite créer une entreprise. Mais j’ai des doutes sur ma capacité à être éclaireur plutôt que soldat. Bon on y voit des commentaires, je dirais bêtement écris, mais je me pose des question sur le mien. Le livre dont vous parlez me paraît extrêmement intéressant, mais malheureusement my english is plutôt frenchie. En tout cas, beaucoup de chose ont été bousculés dans mon esprit et j’apprécie beaucoup. Je vous laisse le lien du post ici. https://www.linkedin.com/posts/barbara-pompili_climatraezsilience-activity-6823298594443927552-9uXR
    Par avance je vous remercie pour votre retour et je serai heureux de faire partie de votre réseau Linkedin et bravo pour toutes vos vidéos.
    Eddy Belaus
    « La créativité n’est jamais au chômage »

  2. Eddy Belaus Reply

    Vous pouvez supprimer le commentaire sans soucis si vous souhaitez.

  3. Bonjour et merci pour cette vidéo tout à fait opportune par les temps qui courent…
    Comme à chaque fois que j’entends parler d’un livre « pertinent », je suis allé voir sur F****.com et je n’y ai vu qu’un ebook en VO. Mon anglais est insuffisant pour que je tire des bénéfices d’une lecture dans cette langue dont je ne maîtrise pas tout le vocabulaire…
    Savez-vous si une version française est en préparation ?
    D’avance merci

  4. Joseph Garnier Reply

    Bonjour David,
    Dans la vidéo vous disiez que vous n’osiez pas écrire des « articles d’opinions » sur votre blog et par rapport à ça, il existe un concept qui a récemment gagné en popularité et qu’on appelle les « digital gardens » (de moins en moins confidentiel aux USA mais presque inconnu en France) : https://www.technologyreview.com/2020/09/03/1007716/digital-gardens-let-you-cultivate-your-own-little-bit-of-the-internet/.
    Si vous ne connaissez pas, l’idée est la suivante. Sur un blog, on s’attend généralement à trouver du contenu terminé, abouti et travaillé, mais pas un travail en cours et des réflexions en construction. En opposition à ce constat (https://joelhooks.com/digital-garden), un jardin numérique est vu comme un lieu où l’on travaille la porte ouverte et devant lequel chacun peut s’arrêter pour voir ce qui s’y passe. Un jardin est donc une métaphore. On y sème des graines, c’est à dire des idées et des réflexions sous forme de notes, qui avec le temps grandiront à mesure qu’on alimente les articles avec de nouvelles lectures pour à la fin produire des fruits, c’est-à-dire des articles aboutis et de nouvelle connaissances : https://ingeniums.co.uk/how-a-digital-garden-helps-grow-original-ideas/. Fondamentalement, cette métaphore se traduit par une utilisation de la méthode de prise de notes Zettelkasten https://zettelkasten.de/introduction/ (plusieurs outils l’implémentent, comme Notion, Obsidian RoamResearch, et même Visual Studio Code, avec une extension. Elle est vraiment excellente pour les chercheurs et tous ceux qui ont besoin de prendre des milliers de notes dans leur vie pro/perso).
    Contrairement à un blog, les gens savent que dans un jardin ils ne trouveront pas un travail terminé et seront probablement plus indulgents et plus intéressés par le dialogue et le débat constructif. De tradition, on y trouve même des « terms of service », vraiment intéressants : https://www.swyx.io/digital-garden-tos/.

    Merci en tout cas pour tout votre travail de vulgarisation !

    • Merci ça m’a l’air d’être un super concept !
      (Après avec mon audience je pense malheureusement que c’est mort pour moi car toute réflexion partielle est susceptible de finir brocardée sur Twitter…)

      • Slt suis Hermann du Cameroun j’aime bien votre chaîne et je suis passionné de nouveaux savoirs. J’ai une question qui m’embarrasse : selon les observation de Hubble les galaxies s’éloigne de nous comment expliquer donc le rapprochement de la galaxie Andromède alors que l’univers s’étend?

  5. Jean-Luc Thirot Reply

    Ca n’inspire pas forcément confiance.
    https://www.ted.com/speakers/julia_galef
     »
    Why you should listen
    Julia Galef co-founded the Center for Applied Rationality, a nonprofit organization devoted to helping people improve their reasoning and decision-making, particularly with the aim of addressing global problems
    « 

  6. Antoine Claudel Reply

    Bonjour Jean-Luc,
    En quoi cela ne vous inspire pas confiance ?

    • Jean-Luc Thirot Reply

      Bonjour,
      Je suppose que ces mots devraient alerter.
      En tout cas ce sont des signaux, du marketing positif.
      Applied Rationality (seul), nonprofit, helping, decision-making, global problems.

      La réalité est plutôt
       »
      La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
      Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
       »
      Une raison, de lire les Fleurs du mal.
      Ce sont les 1er vers de Au lecteur qui introduit le recueil des Fleurs du mal de Charles BAUDELAIRE.
      Améliorer son jugement n’est probablement pas un sujet pour Baudelaire (il ne prendra pas les « bonnes » décisions !).

      • Antoine Claudel Reply

        Merci pour la réponse. Par contre je ne vois pas en quoi le fait qu’elle ait cofondé une structure commerciale est un argument pour ou contre ses idées et ses propositions, et sur la confiance qu’on peut avoir à son sujet.
        Cordialement.

  7. Jean-Yves IZEL Reply

    Très compliqué… très sophistiqué !
    Comment applique tout cela dans un monde tellement manipulateur ! Dans un monde où quand vous vous interrogez sérieusement vous en entendez : il vaut mieux ne pas savoir !
    Nous sommes en droit de nous interroger : savoir pour quoi faire ? Pour mieux connaître, en tout entendement, en bonne intelligence : ou pour mieux tout manipuler ?
    Moi j’ai une solution… c’est l’entendement entre les choses, entre les êtres, entre les être entre eux, entre les êtres et les chose, entre les êtres et les systèmes établis par les êtres ! Pour, se faire, arriver à l’entendement il nous faudra lever certaines contradictions qui existent dans notre savoir ; notamment entre Nature et culture scientifique ! Le danger avec le savoir c’est quand celui-ci ne tient plus compte de la matière qu’il est censé étudier : qu’il la phagocyte et la manipule pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la « connaissance » mais tout à voir avec la manipulation et la malignité !
    Je pars du principe que « savoir c’est voir avec conscience » : une conscience empreinte d’Humanité car la conscience est proprement humaine ! Il faut donc avoir des « valeurs » et si possible empreintes d’Humanité ! Personnellement je raisonne tout le temps en terme d’Humanité, et pour se faire ma méthode est l’ODEA : Ontologie, Déontologie, Éthique et Altérité ! Je passe tout au crible du « Principe d’Humanité » : il faut tout qualifier en termes d’Humanité !
    Est-ce possible en science ? Visiblement non, encore que je fais une différence entre une science qui doit se respecter et le « scientisme » ; qu’une science et une technologie se respectant, des scientifiques et de techniciens se respectant comme humains, peuvent être passés au crible du Principe d’humanité. Ce qui n’est pas le cas de « scientistes » et de « technoscientistes » qui vouent leur carrière au scientisme et au technoscientisme ! Une science et une technoscience qui se regarde technoscientifiquement le nombril et utilise l’humain : qui l’asservit au lieu de le servir humainement ! La science est devenue générique de savoir et du savoir et il n’y aurait plus de valeurs comme de principes que de nature scientifique et technique ; au diable l’Ontologie, la Déontologie …
    Le savoir n’est pas uniquement devant nous à découvrir technoscientifiquement ; il est aussi et surtout derrière nous, dans un passé riche d’enseignements humains. Ceci impose l’introspection, une introspection que refuse le Scientisme positiviste auquel nous sommes revenus depuis quatre décennies, par l’économie avec Milton Friedman : l’économie doit être une science positive ; autrement dit une science qui se regarde technoscientifiquement le nombril !
    Pourquoi tout qualifier humainement, même la science, et ce n’est pas de l’anthropocentrisme car ce n’est pas l’humain en lui-même, auto-centré, mais l’Humanité qui est considérée ; parce que toute chose porte en elle sa propre négation ! Cette négation n’est pas intrinsèque, mais lié uniquement par l’usage, que nous autres, les humains, faisons des choses. C’est une affaire de bonne ou de mauvaise « valeur d’usage ».
    Cette « valeur d’usage » est un concept que nous a légué Xénophon, « économe » et non « économiste » de profession ; entre autres choses, car aussi chef de guerre ; il faisait une différence entre valeur d’usage et valeur marchande. Prenez votre voiture, avec l’âge, elle a une valeur d’usage bien plus importante que sa valeur « marchande » qui est un « prix déprécié » auquel votre assurance vous la rembourserait, même si vous l’avez bien entretenue !
    Prenons la politique ! Quelle est la bonne valeur d’usage de la politique ? Celle de l’homme « politique », devenu politicien, et même « politichien » en ces temps perturbés ; celle du « politicien » qui s’en sert pour parvenir au pouvoir, ou celle du citoyen qui voit la politique comme moyen d’organiser la société, à condition d’avoir de la considération pour le concept de « société » et non seulement pour l’individualisme !
    C’est la raison pour laquelle nous devons tout juger en fonction du principe d’humanité et non d’une « méthode » ! S’il n’y a pas des « valeurs d’Humanité » derrière la méthode la méthode ne vaut rien !
    Ainsi en économie tant que les « solutions » des uns seront les « problèmes » des autres : comment voulez-vous que l’économie fonctionne de façon satisfaisante !
    Ma conception du « cogito n’est pas « je pense donc je suis »… ce devrait plutôt être « je suis donc je pense » car il faut d’abord être pour penser, et avoir un certain vécu pour « penser mieux et bien » ! Il ne faut pas négliger l’individu, l’individualité, mais il ne faut pas tomber dans l’individualisme, et la « société » ne doit pas négliger l’individualité ; mais le « je », le « moi » ne valent que ‘ils pensent : NOUS !

  8. Bonjour David,

    J’essaie (avec un plaisir non dissimulé) de suivre chacun de vos billets toujours intéressant, même en période de congé !

    Si je peux me permettre, le sujet de ce post est excellemment traité dans l’ouvrage de Daniel KAHNEMANN : « Système 1, Système 2 ».
    On y découvre sous différents angles (influence de l’expérience personnelle, éxagération de l’appréciation des statistiques etc…) les raisons souvent irrationnelles de notre jugement.
    On y découvre les deux manières de traîter les informations dont dispose notre cerveau, le traitement « intuitif » par l’apprentissage, l’expérience, l’analogie, et le traitement par l’évaluation, le calcul. C’est ainsi qu’on se rend compte que le traitement intuitif est ultra rapide, non energivore, et peu fiable en certaines circonstances, tandis que le traitement par évaluation est plus sûr, très énergivore, mais trop long pour les situations de risque…..

    Grosse (longue de plus de 500 pages) lecture qui ouvre grand les yeux, et donne de précieuses clés pour se méfier de nos « Biais de confirmation »

    Daniel KAHNEMAN fut Prix Nobel d’économie

    Merci encore pour votre capacité à vulgariser la science.

  9. Dans la même veine, voilà un exercice de pensée pour se prémunir de sa propre mauvaise foi :

    Sur une question particulière, et face à une personne défendant un point de vue radicalement opposé au nôtre, essayer d’imaginer que celle-ci a en réalité raison sur toute la ligne, et que nous sommes dans l’erreur depuis des années.

    Comment mettre en place de l’exercice : l’effort d’imagination doit être le plus honnête possible. Pour cela, on peut faire appel à l’hypothèse de Descartes du malin génie, appliquée aux opinions : « Je supposerai donc […] qu’un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant, a employé toute son industrie à me tromper. Je penserai que le ciel, l’air, la terre, les couleurs, les figures, les sons et toutes les choses extérieures que nous voyons, ne sont que des illusions et tromperies, dont il se sert pour surprendre ma crédulité. ». Autrement dit, il faut commencer par prendre acte du caractère hautement contingent des opinions, et par-là réaliser que si le plus infime des éléments de notre histoire personnelle avait été différent, nous serions d’un autre avis. Ensuite, il faut s’enfoncer dans la plus sombre des implications de cette réalisation : et si, par un hasard aussi improbable que maléfique, tous les évènements de ma vie m’avaient influencés sur cette question d’une telle manière que j’en ai fini par défendre un point de vue radicalement contraire à la vérité ? (on l’appelera hypothèse du malin génie)

    Déroulement de l’exercice : face à une personne ayant une opinion contraire à la nôtre, et quand bien même son opinion serait d’apparence radicalement irrationnelle, délirante ou profondément mauvaise, il faut s’efforcer de conserver une approche bienveillante. Cette bienveillance naît de l’effort d’imagination sérieux de l’hypothèse radicale du malin génie. En lui réservant une probabilité de réalisation infime mais non nulle, nous sommes contraint de nous prémunir des conséquences de sa réalisation. Il est impératif pour le bon déroulement de l’exercice de croire sincèrement que l’hypothèse du malin génie puisse advenir.

    Vous l’aurez compris, le moteur derrière cet exercice est l’empathie. Après avoir imaginé l’hypothèse du malin génie, et visualisé la gène, le mal-être, le vertige existentiel que l’on éprouverait en apprennant la vérité sur cette question, difficile de mépriser les autres pour leurs opinions contraires. Je pense que cet exercice est à même d’insuffler de la bienveillance dans nos échanges et est un excellent moyen de vaincre la polarisation en cultivant la fraternité, c’est-à-dire ici le droit de chacun d’avoir été trompé par sa propre expérience du réel.

  10. Bonjour David,
    De mon coté j’utilise Feedly qui est un agrégateur de flux RSS avec un ensemble de paramètres permettant que personnaliser chaque flux.
    Si vous le connaissez, est-ce que vous voyez des différences avec Flus ?
    D’autres part, pourquoi Flus est-il apparemment divisé en 2 sites :
    – flus.io qui semble être un simple agrégateur et
    – flus.fr qui se veut plus riche (partage …) ?
    Merci d’avance pour votre avis

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