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asile_300Les psychiatres sont-ils vraiment capables de différencier à coup sûr les gens sains d’esprit de ceux atteints de maladies mentales ? C’est en se posant cette question que le psychologue américain David Rosenhan a imaginé une expérience très dérangeante, et aux résultats forcément controversés.

Il a tout simplement envoyé des gens sains d’esprit à l’hôpital psychiatrique, dans le but de voir si les psychiatres sauraient repérer ces faux malades. Et les résultats font froid dans le dos.

enseignantLes enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien que les autres à l’école : c’est à la fois un lieu commun et une triste réalité. Les raisons en sont multiples, et abondamment discutées depuis longtemps; mais dans les années 60, un psychologue américain a proposé une nouvelle hypothèse déconcertante.

Si certains enfants défavorisés finissent en échec scolaire, c’est peut-être à cause des préjugés – mêmes inconscients – de leurs enseignants. En considérant par avance que ces enfants seront en difficulté, ils contribueraient à provoquer ces difficultés. Une sorte de prophétie auto-réalisatrice, mais qu’il est possible de retourner au profit de l’enfant.

merci_300Au milieu du XVIème siècle, l’empereur Charles Quint régnait sur un immense territoire allant de l’Espagne au Saint-Empire Romain Germanique, en passant par le Sud de l’Italie, l’Autriche, la Bourgogne et les Pays-Bas. Polyglotte reconnu, il aurait un jour déclaré :

«  Je parle français à mes diplomates, italien à mes maîtresses, espagnol à Dieu et allemand à mon cheval ».

Derrière cette citation – probablement apocryphe – se cache l’idée que des langues seraient mieux adaptées que d’autres à certains domaines de la pensée. On entend d’ailleurs souvent que le français est bon pour le raisonnement mathématique, ou l’allemand pour philosopher.

Mais qu’en est-il scientifiquement parlant ? Peut-on prouver que la langue que l’on parle influe sur notre manière de penser ?

singe bourse fléchettes wall street journal

Pour certains, la Bourse s’apparente à un jeu de casino. Il faut dire que parfois, on peut se demander si le fait d’y gagner de l’argent dépend vraiment du talent de l’investisseur, ou bien si tout cela n’est que pure chance.

Et si pour investir on faisait appel à un singe lançant des fléchettes, plutôt qu’à un conseiller financier ?

Eh bien figurez vous que le très sérieux Wall Street Journal a voulu tester cette idée pour vous !

nra gunCes derniers temps, il semble que les actualités françaises fassent de plus en plus penser à celles des USA. J’entendais l’autre jour à la radio une comparaison entre Marseille et Baltimore dans la série The Wire.

Plus récemment certains tenants de la légitime défense par les armes à feu rappellent immanquablement les arguments que l’on entend aux États-Unis.

Le papier dont je vais vous parler tombe donc à point nommé !

Publié il y a quelques jours dans la revue PLoS One [1], il traite de la loi sur le contrôle des armes à feu et se propose de mettre la question en équations. Une approche qui peut paraître abstraite, mais qui aidera peut-être à clarifier le débat.

classe enseignementEn cette période de rentrée scolaire, j’ai décidé de vous parler de la science de l’enseignement, et de l’enseignement de la science ! Oh, rassurez-vous, je ne vais pas essayer d’expliquer aux enseignants comment ils doivent faire leur métier en général, mais plutôt parler d’un débat spécifique dont j’ignorais qu’il avait fait l’objet de nombreuses publications : les bénéfices de la pédagogie active.

Dans ce billet, nous allons voir pourquoi il paraît évident que la pédagogie active est bien meilleure que les méthodes d’enseignement classiques, et pourquoi finalement ça n’est peut-être pas si sûr que ça !

Vous voulez garder un bon souvenir de vos vacances ? Alors lisez ce billet que j’avais écrit en décembre 2011, et que je rediffuse pour cause de pause estivale du blog !

« Alors, c’était comment ? »

Qu’il s’agisse du dernier concert de Prince ou de votre récent passage chez le dentiste, sous cette question anodine se cache un problème redoutable : que retient-on d’une expérience positive ou négative, et de quelle manière évalue-t-on rétrospectivement le plaisir ou la douleur qu’elle nous a causé ?

A ce problème, le célèbre économiste comportemental Daniel Kahneman a répondu en proposant la loi de l’apogée/fin. Cette dernière affirme si on essaye d’évaluer une expérience passée, positive ou douloureuse, notre jugement ne se basera que sur deux choses : le moment le plus intense, et la fin. Et vous allez voir que cette loi pose quelques paradoxes !

papa_bébé_300pxC’est un de ces chiffres étonnants que l’on entend de temps en temps dans les conversations : 1/3 des enfants ne seraient pas du père qui les élève ! Impossible de ne pas flipper en entendant ce chiffre : et moi ? et moi ?

D’autant plus que cette affirmation semble avoir particulièrement la cote auprès du corps médical : je l’ai moi-même entendu d’un médecin, on l’évoquerait dans les cours à la fac [1],  le fameux Docteur House l’affirme dans un de ses épisodes et même le célèbre urgentiste Patrick Pelloux a récemment poussé le chiffre jusqu’à 40% !

Alors peut-on trouver une source fiable pour ce chiffre dérangeant ?

cocacola_publicitéL’influence des images subliminales semble être quelque chose d’avéré dans l’opinion publique, comme en témoignent les lois visant à interdire leur utilisation à la télévision. Mais existe-t-il réellement des preuves scientifiques de l’existence de leurs effets ?

Quand on creuse la question, on s’aperçoit heureusement que non ! Nous sommes loin de pouvoir être manipulés par des images subliminales qui nous forceraient à acheter certains produits ou à voter pour certains candidats. Et pourtant on arrive à montrer qu’un stimulus subliminal peut avoir des effets mesurables.

Troupeau de moutonsJ’aime beaucoup parler des travaux importants en sciences sociales, et notamment de toutes ces expériences qui nous démontrent combien nous pouvons être irrationnels ou influençables dans nos choix.

Parmi les expériences classiques, celle réalisée par Solomon Asch dans les année 1950 est tout à fait perturbante. Elle nous montre en effet à quel point nous pouvons être sensibles à la pression d’un groupe, au point de faire des choix qui vont à l’encontre de l’évidence.