{"id":4162,"date":"2013-02-18T00:01:42","date_gmt":"2013-02-17T23:01:42","guid":{"rendered":"http:\/\/sciencetonnante.wordpress.com\/?p=4162"},"modified":"2013-02-18T00:01:42","modified_gmt":"2013-02-17T23:01:42","slug":"combien-avons-nous-de-bacteries-dans-le-corps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/2013\/02\/18\/combien-avons-nous-de-bacteries-dans-le-corps\/","title":{"rendered":"Combien avons-nous de bact\u00e9ries dans le corps ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/cholera_bacteria_sem.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4163 lazyload\" alt=\"Cholera_bacteria_SEM\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/cholera_bacteria_sem.jpg\" width=\"300\" height=\"171\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 300px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 300\/171;\" \/><\/a>Au secours, les bact\u00e9ries sont partout\u00a0! Sur les poign\u00e9es des portes, dans les claviers des ordinateurs, sur les si\u00e8ges du m\u00e9tro, et bien s\u00fbr sur vos mains\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Mais rassurez-vous, tout cela n&rsquo;est rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des bact\u00e9ries install\u00e9es bien confortablement au chaud chez vous. Et quand je dis \u00ab\u00a0chez vous\u00a0\u00bb, je veux dire \u00ab\u00a0dans vous\u00a0\u00bb\u00a0! Nos corps sont litt\u00e9ralement envahis par les bact\u00e9ries, et leur nombre a de quoi donner le vertige.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Petite plong\u00e9e dans nos entrailles&#8230;<!--more--><\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/nature06245-f1-2.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-4166 lazyload\" alt=\"nature06245-f1.2\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/nature06245-f1-2.jpg\" width=\"375\" height=\"350\" data-srcset=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/nature06245-f1-2.jpg 586w, https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/nature06245-f1-2-300x280.jpg 300w\" data-sizes=\"(max-width: 375px) 100vw, 375px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 375px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 375\/350;\" \/><\/a>10 contre 1<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Notre organisme est un endroit id\u00e9al pour certaines bact\u00e9ries\u00a0: nous leur donnons un support pour se d\u00e9velopper, et leur fournissons chaleur et nourriture. Tant et si bien qu&rsquo;<strong>\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un corps humain, on d\u00e9nombre environ 500 esp\u00e8ces de bact\u00e9ries diff\u00e9rentes<\/strong>\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">En plus de celles qui vivent sur notre peau, <strong>nos bact\u00e9ries logent principalement dans notre syst\u00e8me digestif<\/strong>\u00a0(bouche, \u0153sophage, estomac, colon) ainsi que dans le vagin pour mesdames. Le diagramme ci-contre illustre les diff\u00e9rentes esp\u00e8ces pr\u00e9sentes aux diff\u00e9rents endroits [1].<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Ce sont tous ces organismes que l&rsquo;on d\u00e9signe g\u00e9n\u00e9ralement sous le terme po\u00e9tique de \u00ab\u00a0<strong>flore intestinale<\/strong>\u00a0\u00bb. Mais le terme est doublement trompeur\u00a0: d&rsquo;une part la flore intestinale n&rsquo;est pas limit\u00e9e \u00e0 l&rsquo;intestin; d&rsquo;autre part il ne s&rsquo;agit pas r\u00e9ellement d&rsquo;une \u00ab\u00a0flore\u00a0\u00bb puisque les bact\u00e9ries ne font pas partie des plantes !<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Nous en arrivons \u00e0 la question qui fait peur\u00a0: combien y-a-t-il de bact\u00e9ries qui logent tranquillement chez nous\u00a0? Eh bien on estime qu&rsquo;il y en a de l&rsquo;ordre de <strong>100 000 milliards<\/strong>\u00a0! Un si gros chiffre ne vous parle peut-\u00eatre pas, alors sachez pour comparaison que votre corps est compos\u00e9 d&rsquo;environ 10 000 milliards de cellules, soit 10 fois moins.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Oui, vous lisez bien\u00a0: <strong>il y a dans votre corps 10 fois plus de bact\u00e9ries que de cellules<\/strong> de votre propre organisme. Une autre mani\u00e8re de le dire\u00a0: puisque chaque bact\u00e9rie est elle-m\u00eame une unique cellule, <strong>notre corps est fait \u00e0 90% de cellules qui ne nous appartiennent pas<\/strong>\u00a0! Flippant, non\u00a0?<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Qui sommes-nous vraiment\u00a0?<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Le chiffre a de quoi surprendre. Il s&rsquo;explique par le fait que les bact\u00e9ries sont en g\u00e9n\u00e9ral beaucoup plus petites que les cellules de notre propre organisme. Il y en a donc une quantit\u00e9 \u00e9norme dans un volume restreint; enfin sachez quand m\u00eame que <strong>nous portons en moyenne 1 \u00e0 2 kilos de bact\u00e9ries<\/strong>, pour la plupart localis\u00e9es dans notre colon. Il semblerait d&rsquo;ailleurs que le colon humain soit l&rsquo;un des \u00e9cosyst\u00e8mes les plus denses que l&rsquo;on connaisse.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Pour continuer \u00e0 se faire peur, on peut m\u00eame pousser le bouchon encore plus loin\u00a0: puisque ces 100 000 milliards de bact\u00e9ries proviennent de 500 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes, chaque esp\u00e8ce apporte son propre lot de g\u00e8nes. Il a ainsi \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 que si on compte en nombre de g\u00e8nes, <strong>seul 1 g\u00e8ne sur 100 pr\u00e9sent dans notre organisme provient de notre propre ADN<\/strong>, les 99% restants viennent de l&rsquo;ADN des diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de bact\u00e9ries qui nous habitent.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">A l&rsquo;heure o\u00f9 l&rsquo;on essaye d&rsquo;expliquer une grande partie de notre identit\u00e9 par des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, <strong>savoir que 99% des g\u00e8nes de notre corps ne sont pas les n\u00f4tres a de quoi nous faire r\u00e9fl\u00e9chir sur cette notion d&rsquo;identit\u00e9<\/strong>. Nos bact\u00e9ries sont une immense partie de ce qui nous d\u00e9finit biologiquement parlant\u00a0! On leur a m\u00eame donn\u00e9 un nom\u00a0: <strong>le \u00ab\u00a0microbiome\u00a0\u00bb. <\/strong>Notre microbiome fait donc partie int\u00e9grante de notre identit\u00e9 biologique, au m\u00eame titre que notre g\u00e9nome.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Et toi, c&rsquo;est quoi ton groupe f\u00e9cal\u00a0?<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Les chercheurs ayant pris conscience de l&rsquo;importance du microbiome, ils ont entrepris des \u00e9tudes syst\u00e9matiques des bact\u00e9ries qui nous habitent. C&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre \u00e9vident, car ces bact\u00e9ries peuvent \u00eatre extr\u00eamement difficiles \u00e0 cultiver en dehors de leur environnement naturel (nous).<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Les premiers r\u00e9sultats sont sortis r\u00e9cemment, et certaines surprises sont de taille\u00a0! Ainsi des chercheurs ont trouv\u00e9 que si la composition de la flore intestinale peut diff\u00e9rer d&rsquo;un humain \u00e0 l&rsquo;autre, <strong>il n&rsquo;existe en gros que 3 types de composition possibles<\/strong> [2]. Un type de composition de flore intestinale est appel\u00e9 un<strong> ent\u00e9rotype,<\/strong> et les chercheurs ont donc caract\u00e9ris\u00e9 les 3 ent\u00e9rotypes qui existent chez l&rsquo;homme.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Suivant sa flore intestinale, chacun d&rsquo;entre nous appartient donc \u00e0 l&rsquo;un des 3 ent\u00e9rotypes, de m\u00eame que nous appartenons tous \u00e0 l&rsquo;un des 4 groupes sanguins. Sauf que pour conna\u00eetre son ent\u00e9rotype, \u00e7a n&rsquo;est pas une prise de sang qu&rsquo;il faut faire, plut\u00f4t un pr\u00e9l\u00e8vement colo-rectal. On est donc en pr\u00e9sence d&rsquo;une sorte de \u00ab\u00a0<strong>groupe f\u00e9cal\u00a0<\/strong>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Imaginons que vous ayez fait ce pr\u00e9l\u00e8vement et que vous ayez sa composition en bact\u00e9ries, vous pouvez d\u00e9terminer votre ent\u00e9rotype : le graphique ci-dessous issu de [2] montre l&rsquo;abondance de 3 grandes familles de bact\u00e9ries dans chacun des 3 ent\u00e9rotypes. Si vous avez une majorit\u00e9 de <em>bact\u00e9ro\u00efdes<\/em>, vous \u00eates <em>ent\u00e9rotype 1<\/em>, si vous avez plein de <em>prevotella<\/em> vous \u00eates <em>ent\u00e9rotype 2<\/em>, et dans le dernier cas vous \u00eates <em>ent\u00e9rotype 3<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/enterotypes.png\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4172 lazyload\" alt=\"enterotypes\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/enterotypes.png\" width=\"600\" height=\"160\" data-srcset=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/enterotypes.png 600w, https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/enterotypes-300x80.png 300w\" data-sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 600px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 600\/160;\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Vous \u00eates donc peut \u00eatre ent\u00e9rotype 2 sans le savoir, votre voisin\u00a0ent\u00e9rotype 1, et votre facteur\u00a0ent\u00e9rotype 3. Mais contrairement au groupe sanguin, le type qui vous caract\u00e9rise n&rsquo;est pas dict\u00e9 par les lois de la g\u00e9n\u00e9tique : <strong>votre ent\u00e9rotype est peut \u00eatre diff\u00e9rent de celui de vos parents.<\/strong> Les chercheurs ont constat\u00e9 que les types ne sont pas non plus li\u00e9s \u00e0 une origine g\u00e9ographique ou ethnique particuli\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Juste avant sa naissance, un nouveau-n\u00e9 ne poss\u00e8de pas de flore intestinale, et donc il n&rsquo;appartient \u00e0 aucun type. <strong>D\u00e8s sa naissance il acquiert ses premi\u00e8res bact\u00e9ries, et son type se stabilisera avec la diversification du r\u00e9gime alimentaire.<\/strong> Mais on sait par exemple qu&rsquo;il existe des diff\u00e9rences en fonction du type de naissance (voie basse ou c\u00e9sarienne) ou du fait que l&rsquo;enfant soit allait\u00e9 ou pas.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Des bact\u00e9ries et des actes<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Il ne faut \u00e9videmment pas paniquer \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation de toutes ces bact\u00e9ries\u00a0: si elles sont toujours l\u00e0, c&rsquo;est que nous et elles sommes dans une sorte de <strong>symbiose qui profite aux deux<\/strong>. Les bact\u00e9ries jouent un r\u00f4le de premier plan dans les processus digestifs, ce qui explique par exemple les troubles digestifs donc certains peuvent souffrir lors d&rsquo;un traitement antibiotique (traitement qui sert \u00e0 buter les bact\u00e9ries, rappelons-le). Pour \u00e9viter cela, certains chercheurs ont d&rsquo;ailleurs propos\u00e9 r\u00e9cemment des <strong>traitements de compl\u00e9ment \u00e0 base d&rsquo;infusion de mati\u00e8re f\u00e9cale<\/strong>, comme nous l&rsquo;explique Vincent du blog <em><a href=\"http:\/\/dessousdescience.cafe-sciences.org\/linfusion-de-matiere-fecale-cest-bon-pour-la-sante\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les dessous de la science<\/a><\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/320px-lab_mouse_mg_3263.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-4193 lazyload\" alt=\"320px-Lab_mouse_mg_3263\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/320px-lab_mouse_mg_3263.jpg\" width=\"250\" height=\"166\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 250px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 250\/166;\" \/><\/a>Mais au-del\u00e0 de leur r\u00f4le dans la digestion, il semble bien que les bact\u00e9ries puissent aussi avoir une influence d\u00e9terminante sur notre comportement\u00a0! Ainsi <a href=\"http:\/\/webinet.cafe-sciences.org\/articles\/nous-sommes-tous-john-malkovitch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">comme l&rsquo;explique Xochipilli<\/a> du Webinet des Curiosit\u00e9s, des chercheurs ont montr\u00e9 qu&rsquo;on pouvait <strong>changer la personnalit\u00e9 de souris<\/strong> (notamment leur caract\u00e8re \u00ab\u00a0aventureux\u00a0\u00bb) en leur greffant une nouvelle flore intestinale !<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Alors, est-ce qu&rsquo;on soignera bient\u00f4t sa timidit\u00e9 par une greffe de mati\u00e8re f\u00e9cale ?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>[1] Les Dethlefsen et al. An ecological and evolutionary perspective on human\u2013microbe mutualism and disease, Nature 449, 811-818 (2007)<\/em><\/p>\n<p><em>[2] M. Arumugam et al., Enterotypes of the human gut microbiome, Nature 473 174\u2013180 (2011)<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\"><em>Pour aller plus loin\u00a0: tracer la source <\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>J&rsquo;ai vu cit\u00e9 des tas de fois ce chiffre de \u00ab\u00a010 fois plus de bact\u00e9ries que de cellules\u00a0\u00bb. Et pourtant, cette affirmation n&rsquo;est pour ainsi dire jamais r\u00e9f\u00e9renc\u00e9e. D&rsquo;o\u00f9 \u00e7a sort\u00a0? Qui l&rsquo;a mesur\u00e9\u00a0? J&rsquo;en \u00e9tais presque venu \u00e0 me dire qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une l\u00e9gende urbaine tenace, un peu comme le \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.podcastscience.fm\/dossiers\/2012\/12\/12\/7-de-la-communication-est-verbale-38-vocale-55-visuelle-info-ou-intox\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">93% de la communication est non-verbale<\/a>\u00a0\u00bb.\u00a0 Alors j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;entreprendre des fouilles\u00a0!<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Premi\u00e8re d\u00e9ception, je trouve un r\u00e9cent commentaire de Nature (journal s\u00e9rieux)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>D. Relman, Learning about who we are, Nature 486 (2012)<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>qui balance <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>\u00ab\u00a0Microbial inhabitants outnumber our body\u2019s own cells by about ten to one.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>mais ne fait aucune citation\u00a0! Je continue mes fouilles, je finis par tomber sur ce papier<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>C. L. Sears, A dynamic partnership: Celebrating our gut flora , Anaerobe 11 (2005) 247\u2013251<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>qui est un article de revue sur le sujet, \u00e7a \u00e0 l&rsquo;air s\u00e9rieux. Le chiffre fatidique s&rsquo;y trouve mentionn\u00e9 !<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>\u00ab\u00a0the estimated 10^13 bacterial cells in the gut exceeds by 10-fold the total ensemble of human cells (2)\u00bb. Pas de calcul, juste une r\u00e9f\u00e9rence vers cet autre papier not\u00e9 (2), que je m&#8217;empresse de me procurer :<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>Lora V. Hooper and Jeffrey I. Gordon, \u00ab\u00a0<\/em><\/span><span style=\"color:#333399;\"><em>Commensal Host-Bacterial Relationshipsin the Gut\u00a0\u00bb Science 292 (2001)<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Encore un journal r\u00e9put\u00e9 s\u00e9rieux, mais \u00e0 ma grande d\u00e9ception, l&rsquo;article ne dit rien de pr\u00e9cis sur le nombre de bact\u00e9ries qui nous habitent, juste cette affirmation prudente<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>\u00ab\u00a0microorganisms that may outnumber our somatic and germ cells (3)\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>accompagn\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence. Je me procure donc cette r\u00e9f\u00e9rence (3), qui est<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>Dwayne C. Savage, <\/em><em>Microbial ecology of the gastrointestinal tract, <\/em><em>Ann.Rev. Microbiol (1977) 31:107-33<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>On commence \u00e0 arriver dans les vieux papiers pas faciles \u00e0 trouver. J&rsquo;esp\u00e8re toucher au but, et l\u00e0 je lis\u00a0:<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>\u00ab\u00a0The various body surfaces and the gastrointestinal canals of human may be colonized by as many 10^14 indigenous prokaryotic and eukaryotic microbial cells (70)\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Encore une r\u00e9f\u00e9rence vers un autre papier ! Je continue donc de d\u00e9rouler la pelote, et je vais voir ce qu&rsquo;est la r\u00e9f\u00e9rence (70).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>Luckey, T. D. Introduction to intestinal microecology, Am. J. Clin. Nutr. 25:1292-95 (1972)<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Miracle, j&rsquo;arrive \u00e0 me procurer ce papier <a href=\"http:\/\/ajcn.nutrition.org\/content\/25\/12\/1292.full.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>. Et l\u00e0 il y a le d\u00e9but d&rsquo;un calcul, pas tr\u00e8s pr\u00e9cis mais c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 \u00e7a. L&rsquo;auteur base son affirmation sur 10^11 bact\u00e9ries par gramme et un litre de bact\u00e9ries dans l&rsquo;intestin. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>En tout cas voici au final une information qui semble bien difficile \u00e0 v\u00e9rifier\u00a0! Finalement je me tourne vers Wikip\u00e9dia, qui cite le chiffre et donne comme r\u00e9f\u00e9rence le m\u00eame papier de Savage, mais aussi un autre\u00a0:<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#333399;\"><em>Rodney D. Berg, The indigenous gastrointestinal, Trends in microbiology 4 (1996) <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Et l\u00e0, victoire\u00a0! Il semble que l&rsquo;auteur fournisse un recensement argument\u00e9 du nombre de bact\u00e9ries qui composent notre corps, et justifie le chiffre de 10^14. Je laisse les sp\u00e9cialistes se faire une id\u00e9e, mais moi je suis un peu rassur\u00e9.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><span style=\"color:#ff0000;\">Edit du 18\/02 : il semble que ce sujet inspire tout le monde aujourd&rsquo;hui ! Vous pouvez lire un billet sur le brain-jacking par le microbiome sur <span style=\"text-decoration:underline;\"><a href=\"http:\/\/sweetrandomscience.blogspot.com\/2013\/02\/symbiose-et-brain-jacking-sommes-nous.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color:#ff0000;text-decoration:underline;\">Sweet Random Science<\/span><\/a><\/span>, et aussi \u00e9couter <span style=\"text-decoration:underline;\"><a href=\"http:\/\/www.franceinter.fr\/emission-la-tete-au-carre-l-intestin-notre-second-cerveau\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color:#ff0000;text-decoration:underline;\">l&rsquo;\u00e9mission du jour de la T\u00eate au Carr\u00e9<\/span><\/a><\/span> (merci Judith !)<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au secours, les bact\u00e9ries sont partout\u00a0! Sur les poign\u00e9es des portes, dans les claviers des ordinateurs, sur les si\u00e8ges du m\u00e9tro, et bien s\u00fbr sur vos mains\u00a0! Mais rassurez-vous, tout cela n&rsquo;est rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des bact\u00e9ries install\u00e9es bien confortablement au chaud chez vous. Et quand je dis \u00ab\u00a0chez vous\u00a0\u00bb, je veux dire \u00ab\u00a0dans vous\u00a0\u00bb\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[85],"class_list":{"0":"post-4162","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-biologie","7":"tag-bacteries"},"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4162"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4162\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}