{"id":2547,"date":"2012-01-16T00:01:40","date_gmt":"2012-01-15T23:01:40","guid":{"rendered":"http:\/\/sciencetonnante.wordpress.com\/?p=2547"},"modified":"2012-01-16T00:01:40","modified_gmt":"2012-01-15T23:01:40","slug":"150-personnes-le-nombre-magique-de-dunbar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/2012\/01\/16\/150-personnes-le-nombre-magique-de-dunbar\/","title":{"rendered":"150 personnes, le nombre magique de Dunbar"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/facebook-friends-collage.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-2548 lazyload\" title=\"facebook-friends-collage\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/facebook-friends-collage.png\" alt=\"\" width=\"299\" height=\"175\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 299px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 299\/175;\" \/><\/a>Combien avez-vous d\u2019amis ? Attention, je n\u2019ai pas dit <em>\u00abd\u2019amis sur Facebook\u00bb<\/em>, je parle des vraies relations ! Je vous laisse faire le compte, mais d\u2019apr\u00e8s Robin Dunbar, probablement pas beaucoup plus que 150.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Dans les ann\u00e9es 90, cet anthropologue a en effet sugg\u00e9r\u00e9 que, chez l\u2019homme comme chez les primates, <strong>la taille du cerveau impose une limite sur la taille maximale des groupes d\u2019individus<\/strong>. Et tout \u00e7a en partant d\u2019une question simple : \u00e0 quoi nous sert un cerveau si gros ?<!--more--><\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Le cerveau : un organe social ?<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/ostrich.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-2552 lazyload\" title=\"ostrich\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/ostrich.jpg\" alt=\"\" width=\"107\" height=\"147\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 107px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 107\/147;\" \/><\/a>Une des traits qui caract\u00e9risent les primates, c\u2019est le fait qu\u2019ils poss\u00e8dent un gros cerveau. En tout cas comparativement \u00e0 leur taille : songez par exemple que chez l\u2019autruche, la taille du cerveau ne d\u00e9passe pas celle des yeux\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Or le gros cerveau des primates est en partie un paradoxe, car s\u2019il ne repr\u00e9sente que 2% de la masse corporelle, il consomme 20% de l\u2019\u00e9nergie de nos organismes\u00a0! On peut donc l\u00e9gitimement se demander ce qui a fait, au cours de l\u2019\u00e9volution des primates, que sa taille ait pu cro\u00eetre autant.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">L\u2019hypoth\u00e8se naturelle, c\u2019est qu\u2019un gros cerveau augmente les capacit\u00e9s cognitives, et donc donne aux primates un avantage direct pour survivre dans l\u2019environnement auquel ils sont confront\u00e9s. C&rsquo;est l&rsquo;hypoth\u00e8se dite <em>\u00ab\u00a0\u00e9cologique\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Mais au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, R. Dunbar a choisi d\u2019\u00e9tudier une piste diff\u00e9rente : notre cerveau aurait grossi avant tout pour des raisons sociales. <strong>Un plus gros cerveau permet aux primates de former des groupes sociaux plus gros<\/strong>, et c\u2019est \u00e7a qui leur donne indirectement un avantage dans leur environnement. C\u2019est <strong>l\u2019hypoth\u00e8se dite du cerveau social<\/strong>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/3cerveaux.gif\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-2556 lazyload\" title=\"3cerveaux\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/3cerveaux.gif\" alt=\"\" width=\"149\" height=\"134\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 149px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 149\/134;\" \/><\/a>Parfois, c\u2019est la taille qui compte<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Pour tester l\u2019hypoth\u00e8se du cerveau social, Dunbar a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;estimer chez les primates les corr\u00e9lations qui existent entre la taille des groupes et la taille du cerveau [1].<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la taille du <strong>n\u00e9ocortex<\/strong> (voir ci-contre), car cette partie du cerveau est le si\u00e8ge des fonctions cognitives sup\u00e9rieures. Le n\u00e9ocortex s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 tardivement au cours de l&rsquo;\u00e9volution, et il est particuli\u00e8rement important chez les primates, au contraire de beaucoup des autres mammif\u00e8res (sans parler des amphibiens, qui n\u2019en ont m\u00eame pas).<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Et voici le r\u00e9sultat principal de Dunbar : la figure ci-dessous (tir\u00e9e de [2]) vous montre pour diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de primates la taille typique du groupe social (en nombre d&rsquo;individus) en fonction du <strong>ratio n\u00e9ocortical<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire le volume du n\u00e9ocortex divis\u00e9 par le volume du reste du cerveau. En vert, j&rsquo;ai ajout\u00e9 \u00e0 titre d&rsquo;exemple le d\u00e9tail pour le cas pr\u00e9cis de ce sympathique singe, appel\u00e9 \u00ab\u00a0nasique\u00a0\u00bb :<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/group_size_nasique.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2559 lazyload\" title=\"group_size_nasique\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/group_size_nasique.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"289\" data-srcset=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/group_size_nasique.jpg 600w, https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/group_size_nasique-300x145.jpg 300w\" data-sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 600px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 600\/289;\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Comme vous pouvez le voir sur le graphique, <strong>le ratio n\u00e9ocortical se corr\u00e8le bien avec la taille des groupes<\/strong> ! Cette analyse va dans le sens de la confirmation de l\u2019hypoth\u00e8se du cerveau social : <strong>un gros cerveau nous permet de vivre en groupes organis\u00e9s plus grands<\/strong>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/san_tribesman.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-2563 lazyload\" title=\"San_tribesman\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/san_tribesman.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"299\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 200px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 200\/299;\" \/><\/a>L\u2019homme, un primate parmi d&rsquo;autres<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00c9videmment dans ce raisonnement, il est tentant d\u2019extrapoler au cas de l\u2019homme. Et c\u2019est ce qu\u2019a fait Dunbar [3] ! Notre n\u00e9ocortex fait en moyenne 1000cm3, pour un cerveau total d&rsquo;environ 1250cm3, soit un ratio n\u00e9ocortical proche de 4. En mettant ce chiffre dans la r\u00e9gression de Dunbar, <strong>on obtient comme taille de groupe : 150 individus<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Pour v\u00e9rifier a posteriori si ce nombre magique de 150 personnes avait un sens pour les humains, Dunbar a cherch\u00e9 \u00e0 analyser la taille des groupes dans <strong>les soci\u00e9t\u00e9s de chasseurs-cueilleurs<\/strong> (comme les San du Botswana, voir ci-contre).<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Il s\u2019agit en effet des peuples qui ont conserv\u00e9 la structure sociale la plus proche de ce qu\u2019elle pouvait \u00eatre chez nos anc\u00eatres pr\u00e9historiques. Comme on s&rsquo;en doute, il a calcul\u00e9 que la taille des villages chez divers peuples de chasseurs-cueilleurs d&rsquo;Australie, Nouvelle Guin\u00e9e, Am\u00e9rique, etc., donnait une moyenne de 148 individus [3].<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Le langage \u00e0 la rescousse<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\">Vu de nos soci\u00e9t\u00e9s modernes, une limite \u00e0 150 personnes, \u00e7a peut para\u00eetre assez peu. Surtout quand on sait qu\u2019un cerveau humain peut reconna\u00eetre typiquement 1500 visages. Mais d\u2019apr\u00e8s Dunbar, ce qui compte pour la coh\u00e9sion d\u2019un groupe n\u2019est pas seulement de bien conna\u00eetre chaque personne, mais aussi de <strong>correctement percevoir les interrelations entre personnes<\/strong>, du genre <em>\u00ab Est-ce que Machine s\u2019entend bien avec Truc ? \u00bb<\/em>. Et \u00e7a, c\u2019est beaucoup plus difficile car la quantit\u00e9 d\u2019informations \u00e0 m\u00e9moriser augmente comme le carr\u00e9 de la taille du groupe !<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><strong>La solution partielle \u00e0 cette limitation, c\u2019est le langage !<\/strong> En effet si aujourd\u2019hui nous sommes capables de former des groupes sociaux immenses (\u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une nation), c\u2019est bien gr\u00e2ce au langage. C\u2019est lui qui nous permet d\u2019apr\u00e8s Dunbar de briser la limite des 150, et de conserver une certaine coh\u00e9sion sociale sur des groupes beaucoup plus grands, notamment parce qu&rsquo;il permet de v\u00e9hiculer des informations sur les personnes sans avoir \u00e0 \u00eatre contact direct.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\">Les applications du nombre de Dunbar<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/gore-tex-logo.gif\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-2568 lazyload\" title=\"gore-tex-logo\" data-src=\"https:\/\/scienceetonnante.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/gore-tex-logo.gif\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 150px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 150\/150;\" \/><\/a>Au cours de son investigation, Dunbar a pu noter que le chiffre magique de 150 se retrouve naturellement dans nos organisations : ainsi dans de nombreux corps d\u2019arm\u00e9e, il existe des divisions d\u2019unit\u00e9s militaires dont la taille est typiquement de 100 \u00e0 200 personnes, cens\u00e9e \u00eatre d&rsquo;apr\u00e8s Dunbar la taille maximum pour conserver une coh\u00e9sion de groupe suffisante. Il s\u2019agit typiquement de la <strong>compagnie<\/strong> dans les arm\u00e9es modernes, ou de la <strong>centurie<\/strong> dans la l\u00e9gion romaine.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">De la m\u00eame mani\u00e8re, le g\u00e9nial journaliste Malcolm Gladwell rapporte dans son livre <em>The Tipping Point<\/em> que la soci\u00e9t\u00e9 Gore-Tex (qui produit le fameux tissu) a pour r\u00e8gle absolue de <strong>limiter la taille de ses sites \u00e0 150 personnes<\/strong>. D\u00e8s qu\u2019ils d\u00e9passent ce chiffre, ils coupent l\u2019effectif en deux et reconstruisent une nouvelle usine un peu plus loin.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Une id\u00e9e \u00e0 m\u00e9diter, je m\u2019en vais de ce pas proposer \u00e0 mon chef de d\u00e9couper mon labo de recherche en trois\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>[1] R.I.M Dunbar, Neocortex size as a constraint on group size in primates, Journal of Human Evolution 20 (1992) p469<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>[2] R.I.M Dunbar and S. Shultz, Evolution in the Social Brain, Science 317 (2007) p1344<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>[3] R. I. M. Dunbar, Coevolution of neocortical size, groupe size and language in humans, Behavioral and Brain Sciences 16 (1993), p681<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align:justify;\"><em>Pour aller plus loin<\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Evidemment, ce genre d&rsquo;\u00e9tude est toujours sujette \u00e0 caution, car on peut tr\u00e8s facilement tomber dans un biais de confirmation, et ne rechercher que les exemples qui confirment l&rsquo;hypoth\u00e8se de 150, et \u00e9carter consciemment ou non les autres. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>De surcroit, on peut trouver la r\u00e9gression lin\u00e9aire un peu tir\u00e9e par les cheveux, surtout que Dunbar la r\u00e9alise sur une \u00e9chelle log. Ceux qui ont l&rsquo;exp\u00e9rience de ce genre de chose savent que c&rsquo;est souvent facile de faire passer des droites par des donn\u00e9es transform\u00e9es en log.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>Pour mod\u00e9rer un peu le propos, Dunbar rapporte dans son article qu&rsquo;\u00e9tant donn\u00e9e la r\u00e9gression qu&rsquo;il fait sur les primates, le chiffre de 150 est bien s\u00fbr \u00e0 prendre avec une barre d&rsquo;erreur. Avec un intervalle de confiance \u00e0 95%, il donne la fourchette 100 &#8211; 231 individus.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Combien avez-vous d\u2019amis ? Attention, je n\u2019ai pas dit \u00abd\u2019amis sur Facebook\u00bb, je parle des vraies relations ! Je vous laisse faire le compte, mais d\u2019apr\u00e8s Robin Dunbar, probablement pas beaucoup plus que 150. 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