Il y a 3 jours, on célébrait le 70e anniversaire du bombardement atomique américain sur la ville japonaise d’Hiroshima.
Pour les responsables de l’époque, cette mortelle démonstration de la puissance nucléaire se justifiait officiellement par le besoin de mettre un terme rapide à cette guerre qui sévissait toujours entre les États-Unis et l’Empire du Soleil Levant (près de 3 mois après « notre » 8 mai.)
Mais il est aussi vraisemblable qu’un des objectifs cachés de ce bombardement ait été de montrer les muscles face à l’Union Soviétique, aux heures où l’affrontement larvé des deux superpuissances pointait déjà largement le bout de son nez. D’ailleurs certains analystes estiment a posteriori que c’est en partie grâce à Hiroshima et à son rôle d’épouvantail que personne n’a finalement appuyé sur le bouton rouge, et que la Guerre froide n’a pas dégénéré en apocalypse nucléaire total.
A l’opposé de ces justifications militaires, beaucoup considèrent que le bombardement d’Hiroshima et ses presque 100 000 civils assassinés en quelques minutes constitue tout simplement le crime de guerre le plus abominable de l’histoire de l’humanité.
Et pourtant quel que soit le point de vue ou l’opinion que l’on adopte, on est obligé de reconnaître qu’il existe un acte encore plus injustifiable que le bombardement atomique d’Hiroshima : celui de Nagasaki qui eu lieu 3 jours plus tard le 9 août 1945, il y a 70 ans aujourd’hui.



