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banniere-kidisciencesJe me dis souvent que j’aurai dû être enseignant. Il se trouve que j’ai choisi une vie de chercheur qui ne me donne que rarement l’opportunité de le faire, mais je saute en général sur toutes les occasions qui se présentent, de la Maternelle au Master ! Il est clair que pour moi le fait de tenir ce blog est une manière de combler ce manque, et d’essayer de transmettre à d’autres mes passions, et le savoir que j’ai eu la chance de recevoir.

J’ai toujours pensé que l’éveil aux sciences était quelque chose d’important, et qu’il devait se faire tôt chez les enfants, car une fois le collège venu, les sciences peuvent malheureusement devenir un repoussoir pour les élèves. C’est vrai que sur ce blog, je suis la plupart du temps bien au delà du niveau primaire (même si je m’efforce de rester autant que possible abordable avec un bagage maximum de lycée.)

Heureusement, une superbe initiative du C@fé des Sciences va me permettre de me donner à fond dans la science pour les jeunes enfants : Kidi’Science ! Il s’agit d’un blog collaboratif, où les blogueurs du C@fé et les dessinateurs de Strip Science peuvent se retrouver pour proposer des billets à destination des plus jeunes. Une occasion parfaite pour moi de parler des quelques expériences que je fais à la maison avec mes enfants (et là je vous rassure, on est au niveau maternelle !). Donc pour aujourd’hui, je vous reproduis le billet que j’ai écrit il y a quelques jours, mais bien sûr je vous encourage à aller le lire directement sur Kidi’Science !

nanoparticulesLes nanoparticules vont peut-être un jour révolutionner la science des matériaux ou le traitement de certaines maladies. Et pourtant à l’heure actuelle, le manque de connaissances sur leur toxicité potentielle commence à provoquer de légitimes inquiétudes dans l’opinion publique.

A l’occasion de ma lecture d’un petit livre  sur le sujet « Développons les nanomatériaux ! » [1], publié dans la collection Sciences Durables, j’ai choisi de vous dire quelques mots sur les notions scientifiques qui se cachent derrière ces mystérieuses nanoparticules.

Et comme ce sont bien sûr les dangers potentiels associés à ces matériaux qui préoccupent nos concitoyens, je vais m’attacher à décrire en quoi ces particules sont spéciales et pourquoi elles requièrent une attention particulière en matière de toxicologie.

geckoMouches, araignées et autres moustiques, nous sommes habitués à voir nos amis les petites bêtes grimper aux murs sans difficultés apparentes. Mais le plus spectaculaire d’entre tous est très certainement le lézard gecko.

Capable d’escalader les surfaces les plus lisses et même de marcher au plafond, le gecko intrigue depuis des dizaines d’années les scientifiques. Mais heureusement depuis peu, il semble que son mystère soit enfin percé, et ouvre la voie à de nouvelles applications technologiques.

Elle nous est familière, nous la voyons presque tous les jours, et pourtant la Lune conserve sa part de mystère ! J’avoue que je ne m’étais jamais franchement demandé d’où venait notre unique satellite naturel. Et vous allez voir que la réponse n’est pas si évidente !

Le sujet est d’ailleurs très actif pour les chercheurs du domaine, comme en témoignent trois récents articles publiés simultanément dans les prestigieuses revues Nature et Science [1,2,3].

Faisons donc un petit tour d’horizon des différentes hypothèses qui expliquent l’apparition de notre Lune.

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? C’est pour répondre à cette obsédante question que de nombreux scientifiques ont participé depuis les années 60 au programme SETI : Search for ExtraTerrestrial Intelligence.

Une des principales méthodes d’observation du programme SETI consiste à utiliser un radio-téléscope. Ces télescopes géants (comme celui d’Arecibo en photo ci-dessous) permettent de capter des ondes, mais pas dans le domaine de la lumière visible. Au contraire d’une bonne vieille lunette astronomique, ces télescopes détectent les ondes radios.

La première observation en radio-astronomie du programme SETI fut réalisée en 1960 par l’américain Francis Drake, alors jeune astronome à l’observatoire de Green Bank en Virginie. Pour justifier sa tentative et estimer ses chances de pouvoir détecter une civilisation extra-terrestre, il a proposé un calcul approché, connu maintenant sous le nom d’équation de Drake. Voyons un peu le raisonnement derrière cette équation.

Il y a quelques mois, au cours d’un dîner consacré à Votons pour la Science, je discutais avec mes comparses blogueurs Xochipilli et Jean-Michel Courty. La conversation portait notamment sur le buzz associé à l’inévitable boson de Higgs.

Jean-Michel a alors fait remarquer qu’à son avis, il existait d’autres résultats très importants, et dont injustement on ne parlait pas assez.

« – Ah bon ? Quoi ?

– La localisation d’Anderson, par exemple ».

Je dois avouer qu’à ce moment là, je n’avais pas une idée très claire de ce qu’était la localisation d’Anderson, même si ça me rappelait vaguement des conversations de machine à café avec certains de mes collègues de labo.

Pour réparer l’injustice soulevée par Jean-Michel, j’ai décidé de relever le défi et de vous parler aujourd’hui de la localisation d’Anderson, qui a valu à son auteur le prix Nobel en 1977. Pour vous mettre l’eau à la bouche, vous allez découvrir un effet que l’on peut rapprocher de la supra-conductivité, mais à l’envers ! Une sorte de supra-résistivité, donc…

On attribue généralement au philosophe grec Démocrite l’idée que la matière soit composée d’éléments plus ou moins indivisibles : les atomes. Si l’idée était juste, Démocrite n’avait pas réalisé à l’époque à quel point les atomes qui nous entourent sont petits : moins d’un nanomètre, soit un milliardième de mètre !

Il a fallu ensuite attendre la fin du XIXème siècle pour que les physiciens apportent une preuve définitive de l’existence des atomes, et arrivent à estimer leur taille de manière suffisamment précise.

Et pourtant en 1762, Benjamin Franklin fit une observation étonnante qui aurait pu lui permettre un siècle avant tout le monde de réaliser à quel point les atomes et les molécules qui nous entourent sont petits. Mais bizarrement, il n’a pas poussé son raisonnement assez loin.

Au début de l’été, et après 18 mois de débats, il semble que l’affaire de la bactérie à l’arsenic ait été définitivement tranchée. La revue Science a en effet publié deux articles réfutant l’affirmation initiale de l’équipe de la NASA. En cette période estivale où je poste des rediffusions sur ce blog, j’en profite pour vous reservir mon article écrit à l’époque, et qui ne parle pas tant de la bactérie à l’arsenic, que des éléments chimiques qui sont indispensables à la vie telle que nous la connaissons.

Difficile de passer à côté, la NASA vient d’annoncer avec tambours et trompettes la mise au jour d’une « nouvelle forme de vie », soi-disant basée sur l’arsenic.

Mais il semble que cette découverte suscite déjà la polémique chez les scientifiques du domaine, et n’étant pas très compétent sur le fond, je me garderai bien de commenter le caractère solide ou pas de cette annonce.

Pourtant c’est une bonne occasion de revoir quelques principes de biochimie et de se replonger dans la classification périodique des éléments de Mendeleev, alors n’hésitons pas !

L’été est une bonne saison pour aller à la plage. Aussi pour s’adonner à l’astronomie. Voire les deux !

Tout ça me rappelle une phrase que m’avait dite mon père au cours de vacances estivales, alors que je devais avoir dans les 6 ans : « Il y a autant d’étoiles dans l’Univers que de grains de sable sur Terre ! »

J’imagine qu’à l’époque je n’avais pas dû trop le croire. J’étais déjà perplexe devant l’immensité du nombre des grains de sable de la plage du Grau-Du-Roi, alors sur toute la Terre, pensez-donc !

Aujourd’hui, j’ai décidé de voir si mon père avait raison.

Voilà l’été ! Et avec lui le retour du soleil, du barbecue et des apéros en terrasse des cafés.

C’est donc le moment idéal pour vous parler du pastis ! Car figurez-vous que pour les physico-chimistes, il est le siège de phénomènes des plus intéressants.

Alors faisons ensemble un tour dans les changements de phase du pastis et de ses cousins ouzo, raki et autres sambuca…

En bon scientifique, avant toute chose : l’expérience !