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David Louapre

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A l’ère d’Internet, on peut se demander à quoi sert encore notre mémoire, puisque quelques clics suffisent à retrouver à peu près n’importe quelle information. A partir d’expériences contrôlées, des chercheurs américains ont justement pu montrer comment les technologies de l’information modifient notre processus de mémorisation.

Si les résultats sont relativement convenus, l’une de ces expériences m’a paru particulièrement intéressante.

Il y a un an, je publiais mon tout premier billet consacré à l’ornithorynque. Histoire de m’aider à faire mon petit bilan annuel, je vous avais sollicité avant l’été pour répondre à un sondage.

Ce billet est donc tout d’abord l’occasion pour moi de remercier tous mes lecteurs. Faire perdurer un blog au delà des premiers mois n’est pas chose facile, et ce serait mission impossible sans vos visites, vos commentaires et vos encouragements.

Je voudrais en profiter aussi pour évoquer l’avenir du blog et quelques petites évolutions présentes ou futures.

Tous les liquides ne s’écoulent pas de la même manière. Si vous observez l’eau d’un fleuve, vous pouvez voir que son écoulement est en permanence le siège de multiples tourbillons. Au contraire, l’huile qui s’écoule hors d’une bouteille ne tourbillonne pas du tout.

Étonnamment, la frontière entre ces deux situations est assez mince, et on peut la percevoir au moyen d’une quantité appelée nombre de Reynolds. Comme nous allons le voir, la compréhension de la transition entre les deux comportements fait encore l’objet de recherches pointues [1].

Suite de ma série sur le tourisme estival, au cours d’une petite semaine à parcourir les châteaux de la Loire, j’ai pu visiter le château d’Ussé, dit « Château de la Belle au Bois Dormant ».

J’ai été frappé par une chose : il s’agit d’un château tout à fait normal, mais pour mes deux filles, cette visite fut infiniment plus intéressante que les autres châteaux. Et ce simplement parce qu’on leur avait dit que celui-ci était « celui de la Belle au Bois Dormant ».

Un comportement économiquement irrationnel, mais à méditer !

C’est l’été, peut être me lisez-vous dans votre chaise longue, alors je ne vais pas vous assommer avec un billet compliqué, mais plutôt vous parler de tourisme. Il y a deux ans, mes vacances m’ont amené  à visiter la grotte de Lascaux, ou plutôt sa fidèle reproduction, puisque l’original est mise sous protection pour tenter de limiter sa dégradation.

En regardant attentivement les peintures datées d’il y a environ 17 000 ans, j’ai été absolument abasourdi par un détail qu’on retrouve sur beaucoup des dessins de la grotte. Il est particulièrement apparent sur celui-ci :

Rien ne vous surprend ?

Les vacances ont commencé et certains d’entre vous auront peut-être la chance de visiter des contrées lointaines. Pour ceux qui iront vraiment loin, vous subirez éventuellement un décalage horaire significatif.

Peut-être seriez-vous alors intéressés pour tester cette solution proposée dans Science par Clifford Saper, professeur de neurologie à Harvard : pour éviter le jet-lag, il vous faudra jeûner pendant 16 heures !

Après presqu’un an d’existence, j’ai décidé de profiter de l’été pour réfléchir à apporter quelques touches nouvelles à ce blog.

C’est aussi l’occasion de vous solliciter pour un petit sondage, que j’ai voulu limiter au strict minimum, puisqu’il ne contient que 3 questions !

[polldaddy survey= »9044EFC895D1513B » type= »button » title= »Cliquez ici pour le sondage en 3 questions » style= »rounded » text_color= »FFFFFF » back_color= »0000AA »]

J’espère que vous pourrez donner un peu de votre temps pour celui-ci, afin que j’en sache un tout petit peu plus sur vous.

Contrairement à ce qui est fréquemment supposé en science économique, l’être humain se comporte bien souvent de façon irrationnelle. De nombreuses expériences mettent en évidence notre irrationnalité, mais bien peu cherchent à expliquer son origine.

Dans cette veine, des chercheurs de l’Université de Yale se sont demandés si notre irrationnalité humaine était de nature culturelle (et donc acquise), ou bien d’origine biologique (et donc innée). Pour tenter de répondre à cette question, ils ont analysé les choix économiques…d’une colonie de singes !

Et ces derniers se révèlent tout aussi faillibles que nous !

Selon le scénario maintenant admis, l’Homo Sapiens a émigré d’Afrique il y a environ 60 000 ans. Parmi les nombreux éléments à l’appui de cette thèse, il y a le fait que la diversité génétique des populations décroît à mesure que l’on s’éloigne d’Afrique, selon le modèle de l’effet fondateur en série.

Une récente publication parue dans Science montre qu’il en va de même pour la diversité des langues parlées dans le monde. Les langues africaines sont ainsi phonétiquement bien plus riches que les langues européennes.

La conjecture de Syracuse est un merveilleux problème d’arithmétique : un enfant de 8 ans peut le comprendre, les ordinateurs l’ont vérifiée jusqu’à des nombres astronomiques, et pourtant les mathématiciens n’ont toujours pas réussi à la démontrer ou à l’infirmer.

Il y a quelques jours, une prépublication a annoncé sa démonstration…avant de se rétracter après la découverte d’une faille dans un point du raisonnement.

Syracuse, un bastion proche de tomber ? Voyons cela de plus près !

L’énoncé de la conjecture

Prenez un nombre entier positif, et appliquez lui le traitement suivant :

  • s’il est pair, vous le divisez par 2;
  • s’il est impair, vous le multipliez par 3 et vous ajoutez 1.

Vous obtenez alors un nouveau nombre, sur lequel vous répétez la procédure. Et ainsi de suite, pour fabriquer une séquence de nombres.